Le soir d’une fin automnale, Mr. August naquît tout droit sorti d’un plis et replis gyrussiens au rythme des sonorités de Trompez La Mort. Une fois sa forme charnelle acquise, les deux malheureux se regardèrent le blanc dans les yeux comme deux ronds de flancs. 

Osmose carnassière s’instaure. 

Les pulsions cardiaques se rejoignent sur le fil électrique du rasoir pour mieux se séparer.

 

Trompez la Mort ne peut se retenir de céder à la tentation, car pour mieux lui tenir tête, il faut lui céder maman disait, hein? Maman disait bien ça? 

Fourrer ses canines blanchies fraichement au bicarbonate dans ce délicieux, ou plus même, tissu atypique acrylique. 

Les dents sont enfin plantées dedans, comme deux amants aimant, ils ne refont plus qu’un relié par un foulard de soie aux allures magritiennes, dont l’écho frappe comme un grossier cordon ombilical. 

Cette folle danse farandolée finit par apprivoiser l’animalité qui s’entrechoque entre les deux entités: 

Deux font un et un font deux, ou trois. 

Un amour inconditionnel éclôt enrobé d’une carapace à l’allure unique qui vient toquer un fond aux notes de partitions universelles. 

Des tâches Ô combien banales attendent ces deux saugrenus individus, le petit feu les tuent dans ce quotidien fantastiquement édulcoréen.

 

Testiculons ses oeufs! 

Sur le plat, toujours sur le plat. Que le jus jaillisse et re-rentre en Trompez La Mort

Digestion macrobienne et autres process phagocytes entre en jeu pour réaliser cette haute infâmicide. 

 

Prise de transcendance exaltante dans une danse macabre, brandit l’axe armeur pointant pointâte sans hâte sur le pauvre gueux fictif sorti de ses propres tripes, et… 

PAMPAMPAMPAM

 

Le bel ami rejoint les cieux phallussiens pour des crépuscules plus obscurs et retourner dans les tréfonds du labyrinthe rocambolesque d’un imaginaire vacillant prêt à faire frémir  d’autres âmes pauvresses de leur dantesque destin.